EN ROUTE POUR LES JEUX

#StrongerTogether

A une année de l’ouverture des Jeux de Tokyo 2020, il est important de faire preuve de solidarité et d’unité pour affronter tous ensemble cette période sans précédent. Il y a 100 ans la célébration des JO d’Anvers 1920 apporte un message d’espoir, d’union et de paix après une période sombre. Retrouvez ici l’article de notre blog consacré aux Jeux d’Anvers 1920 faisant écho à la situation d’aujourd’hui

 

Le 23 juillet 2020, le compte à rebours d’un an avant les Jeux Olympiques reportés de Tokyo 2020 est lancé. Pour le Mouvement olympique, le voyage continue. Cette dernière année avant les Jeux est une reconnaissance du moment emblématique où le monde s’unira pour célébrer, tous ensemble. Marquer cet anniversaire avec le lancement de la campagne #StrongerTogether est l’occasion pour le CIO de montrer son soutien et sa solidarité envers les organisateurs de Tokyo 2020, les athlètes qui persévèrent dans leur entraînement et leur approche positive et les fans qui aspirent à voir les Jeux Olympiques et à revivre les émotions du sport en direct.

 

D’un point de vue logistique et organisationnel, le report des Jeux de Tokyo 2020 en 2021 engendre d’énormes défis. Il s’agira de simplifier et réduire la complexité des Jeux afin qu’ils puissent être organisés de manière efficace, sûre et durable dans ce nouveau contexte.

 

Dans le passé, lorsque les JO sont attribués à Anvers le 5 avril 1919 en hommage au lourd tribut payé par les Belges durant le conflit, l’organisation des Jeux devient, elle aussi, un tour de force pour la ville, qui doit se préparer à accueillir sportifs et spectateurs du monde entier en très peu de temps. Plus de 2600 athlètes de 29 pays sont attendus en 1920 !

Les archives du patrimoine olympique nous rappellent ces moments inspirants du passé. Nous vous proposons un fascinant voyage dans nos archives de 1920.
 
 

CONSTRUCTION ÉCLAIR DU STADE OLYMPIQUE

 
La première pierre du Stade Olympique à Beerschot est posée le 4 juillet 1919 par le maire d’Anvers, M. Jan De Vos. Il est inauguré un peu plus d’une année après, le 23 mai 1920 avec une démonstration de gymnastique.

Le stade va accueillir les épreuves d’athlétisme, de football, de rugby à XV et de gymnastique.

 


Pose et inscription de la première pierre du Stade Olympique d’Anvers 1920 en juillet 1919. © CIO

 

 


Le Stade Olympique en construction. © CIO

 


Démonstration de gymnastique lors de l’inauguration du Stade Olympique en mai 1920. © CIO

 
 

LE PREMIER STADE NAUTIQUE

 

Une année après l’attribution des Jeux de 1920 à la ville d’Anvers, le stade nautique est lui aussi prêt à accueillir les compétitions des sports aquatiques. Pour la première fois, une structure dédiée exclusivement aux compétions de natation, de plongée et de water-polo est érigée pour les JO. Un bassin rudimentaire de 100 mètres de longueur est aménagé dans les douves des anciennes fortifications de la ville. Les conditions d’après-guerre, le manque de temps et le budget limité poussent les organisateurs à ériger une structure temporaire.

 


Le stade nautique avec ses trois bassins, son plongeoir et les remparts de la ville faisant office de gradins pour les spectateurs. © CIO

 

 

Les athlètes témoignent

 

  • Armand Boppart (SUI), joueur de water-polo, tient un carnet de bord dans lequel il décrit son voyage jusqu’à Anvers avec la première délégation officielle suisse participant aux Jeux. Il relate aussi les épreuves auxquelles il assiste et témoigne de la température très froide des bassins du stade nautique.
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    La délégation de l’équipe suisse à la cérémonie d’ouverture d’Anvers 1920. © CIO


    Croquis du stade nautique dans le carnet de bord d’Armand Boppart (SUI), joueur de l’équipe suisse de water-polo aux Jeux Olympiques d’Anvers 1920. Archives du Comité International Olympique.© CIO

     

  • A son arrivée à Anvers, la jeune plongeuse américaine Aileen Riggin constate les efforts du comité d’organisation :

    « L’emplacement ? C’était un canal […] Une piscine de 50 mètres était peut-être trop demandé, mais bien sûr la Belgique avait fait de son mieux. C’était juste après la guerre… […] il n’y avait qu’un seul endroit pour nager et plonger. Ce qu’ils avaient fait, c’est qu’ils avaient construit une plateforme d’environ 50 mètres où les gens pouvaient marcher et d’où les départs étaient donnés. »
    Citations: @LA84Foundation
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    Aileen Riggin (USA), à gauche aux côtés de Nils SKOGLUND (SWE), un autre plongeur. La jeune américaine de 14 ans (1,40m et 30 kg !) remporte la médaille d’or au tremplin des 3 mètres. © CIO

     


    Compétitions de plongeon au stade nautique : tremplin de 3 mètres, plongeon de haut-vol et plongeon haut simple (10 mètres) sont organisés. © CIO

 

Les conditions météorologiques ne sont pas très clémentes et l’eau du canal est extrêmement froide mais les athlètes restent solidaires et motivés. Certains athlètes n’hésitent pas à courir sous les douches chaudes pour se réchauffer alors que d’autres ont prévu le peignoir à la sortie du bassin.
 


Au départ d’une course, un officiel tient le peignoir de Duke Paoa Kahanamoku (USA), no 5, 1e au 100 m nage libre et au 4 x 200 m nage libre. © CIO

 


Duke Paoa Kahanamoku (USA), avec son peignoir, au milieu de nageurs italiens. © CIO

 
 

SIMPLIFIER L’ACCÈS AUX JEUX

 

En janvier 1920, les invitations à participer aux Jeux Olympiques d’Anvers sont lancées auprès de plus d’une trentaine de Comités Nationaux Olympiques. Afin de faciliter les transports et le confort des visiteurs, les douanes offrent une franchise pour les chevaux, le matériel sportif et les bagages. Une réduction sur les chemins de fer belges est accordée. Sur le quai de la gare d’Anvers, les délégations sportives sont attendues par des interprètes-guides.



Carte de transport délivrée à Nedo NADI (ITA) autorisant le libre transport sur les lignes ferroviaires (en Italie). Archives du Comité International Olympique. © CIO

 


Carte d’dentité rectangulaire délivrée à Nedo NADI (ITA), champion olympique en escrime, lui permettant de voyager avec une réduction de 50 % sur les chemins de fer belges. Archives du Comité International Olympique. © CIO

 


Carte d’invitation vierge aux concours olympiques au Stadion à Anvers du 14 août au 12 septembre. Archives du Comité International Olympique. © CIO

 

Pour faciliter l’accès pour les spectateurs, un prospectus détaillé comprenant le plan de la ville, le prix des places, le plan du stade est distribué à profusion en ville.

 



Dépliant avec le plan de la ville ainsi que le plan du Stade Olympique, les conditions d’abonnement, le prix des places et le programme général. Archives du Comité International Olympique. © CIO

 

Anvers a réussi son pari d’accueillir les Jeux de la VIIe Olympiade grâce à la mobilisation incroyable de la ville et du pays. Les athlètes, quant à eux, ont continué à s’entrainer et à se dépasser dans ce contexte très difficile d’après-guerre et de croire au rêve olympique.

 
 

AUJOURD’HUI COMME HIER, #STRONGERTOGETHER

 

Evoquer le passé en célébrant le centenaire des Jeux d’Anvers 1920 c’est aussi une façon de se rappeler les moments inspirants du passé, l’émotion et le dépassement de soi liés aux Jeux Olympiques. Aujourd’hui, un an avant les JO de Tokyo 2020, nous vivons un moment important, un nouveau voyage avant de pouvoir se réunir et célébrer, tous ensemble !